25 KiB
Matrice LED 8 × 32 (WS2812B) avec un Raspberry Pi
Workshop « Vitrine pixels » : la même matrice de 256 pixels que dans le
dossier matrice_8x32, mais pilotée par un
Raspberry Pi. L'avantage : le Pi sait lire des images. Les animations
dessinées dans Krita sont jouées telles quelles, sans les traduire en code.
À qui s'adresse ce dossier ?
- L'équipe électronique : ce README (montage, test, dépannage), puis INSTALLATION_PI.md (préparer le Pi).
- L'équipe design : GUIDE_KRITA.md (dessiner et exporter pour la matrice). Pas besoin de toucher au matériel !
- Pour la vitrine : MODE_VITRINE.md (démarrage automatique, changer les animations, coupures de courant).
- Pour qui veut coder : CODER_EN_PYTHON.md.
Sommaire
- Arduino ou Raspberry Pi ?
- Le matériel
- Comment ça marche ?
- Le problème des 3,3 V et le 74AHCT125
- Les 5 règles d'or
- Brancher, étape par étape
- Préparer le Raspberry Pi
- Premier allumage : le test
- Jouer les animations
- Ça ne marche pas ?
- Petit lexique
- Les fichiers du dossier
1. Arduino ou Raspberry Pi ?
Ce sont deux cartes très différentes :
- L'Arduino est un microcontrôleur : une petite puce qui exécute un seul programme, en boucle, dès qu'on l'alimente. Il est simple et robuste, mais minuscule : 2 Ko de mémoire de travail et 32 Ko pour le programme.
- Le Raspberry Pi est un vrai ordinateur, de la taille d'une carte de crédit, avec un système (Linux), des fichiers, le Wi-Fi, une carte SD de plusieurs gigaoctets…
| Arduino Uno | Raspberry Pi | |
|---|---|---|
| Passer d'un dessin Krita à la matrice | dessin → script de conversion → code C → téléversement | copier le GIF dans un dossier |
| Nombre d'images possibles | ≈ 30 (une image = 768 octets, la mémoire est pleine très vite) | des milliers (carte SD) |
| Changer les animations | ordinateur + câble USB + IDE Arduino | carte SD, ou par le réseau |
| Démarrage | instantané | ≈ 30 secondes |
| Coupure de courant brutale | aucun problème | risque d'abîmer la carte SD (solution : MODE_VITRINE.md) |
| Langage | C++ | Python |
| Niveau électrique de la broche de données | 5 V : parfait pour les LED | 3,3 V : trop faible, il faut un adaptateur (partie 4) |
Conclusion : pour apprendre (comprendre les bits, le multiplexage, la chaîne de LED), l'Arduino est idéal. Pour diffuser les créations d'une équipe design dans une vitrine, le Raspberry Pi est beaucoup plus pratique.
2. Le matériel
| Quoi | Combien | Remarque |
|---|---|---|
| Matrice LED WS2812B 8 × 32, souple | 1 | la même que dans matrice_8x32 |
| Raspberry Pi 3B+, 4 ou Zero 2 W | 1 | ⚠️ pas le Pi 5 (voir encadré) |
| Bloc secteur USB officiel du Pi | 1 | micro-USB 2,5 A (3B+, Zero 2 W) ou USB-C 3 A (Pi 4) |
| Carte micro-SD 16 Go ou plus | 1 | « classe 10 » / « A1 » |
| Puce 74AHCT125 (boîtier DIP 14 pattes) | 1 | l'adaptateur 3,3 V → 5 V (partie 4). Le 74HCT125 convient aussi. Pas de puce ? Voir les solutions de dépannage, partie 4 |
| Alimentation d'établi | 1 | réglée sur 5,0 V, limite ≈ 3 A |
| 2 cordons banane → pince crocodile | 1 rouge + 1 noir | |
| Résistance 330 Ω | 1 | orange-orange-marron |
| Condensateur électrolytique 1000 µF, 10 V ou plus | 1 | |
| Plaque d'essai (breadboard) | 1 | obligatoire cette fois, pour la puce |
| Fils Dupont mâle-mâle | 6 | sur la plaque d'essai |
| Fils Dupont femelle-mâle | 2 | du connecteur du Pi vers la plaque d'essai |
| Lecteur de carte SD pour l'ordinateur | 1 | pour préparer la carte |
Pourquoi pas le Raspberry Pi 5 ? Sur le Pi 5, les broches sont gérées par une nouvelle puce (« RP1 »), et la bibliothèque
rpi_ws281xque nous utilisons ne sait pas encore lui parler. Il existe d'autres bibliothèques pour le Pi 5, mais elles sont moins simples. Le Pi 4, le Pi 3B+ et le petit Pi Zero 2 W (≈ 20 €, largement assez puissant) fonctionnent parfaitement.
3. Comment ça marche ?
Côté matrice, rien ne change par rapport à l'Arduino (relisez la partie 2 du README Arduino) : les 256 LED forment une chaîne, et on leur envoie une longue liste de couleurs par un seul fil de données. L'énergie vient de l'alimentation d'établi.
Côté cerveau, le Raspberry Pi fait tourner le programme
lecteur.py, qui :
- regarde ce qu'il y a dans le dossier
animations; - ouvre chaque fichier (GIF, PNG…) et le découpe en images de 32 × 8 ;
- pour chaque image, corrige les couleurs pour que la matrice ressemble à l'écran de Krita (la « correction gamma »), applique la luminosité et la limite de courant ;
- remet les pixels dans l'ordre de la chaîne (le serpentin, avec la
même fonction
XY()que sur l'Arduino) ; - envoie les 256 couleurs dans le fil, attend la durée prévue, passe à l'image suivante ;
- recommence avec l'animation suivante, et ainsi de suite, en boucle.
4. Le problème des 3,3 V et le 74AHCT125
Le problème
Les broches du Raspberry Pi fonctionnent en 3,3 V : un « 1 » envoyé dans le fil de données vaut 3,3 V. Mais une LED WS2812B alimentée en 5 V ne comprend un « 1 » qu'à partir d'environ 3,5 V (70 % de 5 V).
3,3 V, c'est juste en dessous. Souvent ça marche quand même… et parfois les couleurs deviennent aléatoires, ou ça scintille, selon la température, la longueur du fil, le lot de LED. Pour une vitrine qui doit tourner des semaines, on ne joue pas à pile ou face.
⚠️ Ne jamais relier directement le 5 V à une broche du Pi : les broches du Pi supportent au maximum 3,3 V. Au-delà, elles grillent, et souvent le Pi avec. Le courant ne doit circuler que du Pi vers la matrice, jamais l'inverse.
La solution : un adaptateur de niveau
Le 74AHCT125 est une petite puce qui « répète » un signal en le renforçant : elle écoute un 3,3 V faible et ressort un vrai 5 V propre. Elle contient 4 répéteurs (des « portes »). On n'en utilise qu'un seul.
| Patte | Nom | Rôle | Branchée sur |
|---|---|---|---|
| 14 | VCC | alimentation de la puce | 5 V (fil rouge de la fiche DIN) |
| 7 | GND | masse | GND |
| 1 | 1OE | « marche/arrêt » du répéteur n° 1 (actif quand il est à 0 V) | GND (= toujours en marche) |
| 2 | 1A | entrée du répéteur | GPIO 18 du Pi (patte 12) |
| 3 | 1Y | sortie du répéteur | résistance 330 Ω → fil vert (DIN) |
| 4 à 6, 8 à 13 | répéteurs 2, 3, 4 | rien (on peut relier 4, 10 et 13 au 5 V pour les éteindre) |
Repérer la patte 1 : le boîtier a une encoche (demi-lune) à une extrémité, et souvent un petit point à côté de la patte 1. Encoche à gauche, la patte 1 est en bas à gauche. On compte ensuite dans le sens inverse des aiguilles d'une montre : 1 à 7 en bas, de gauche à droite, puis 8 à 14 en haut, de droite à gauche.
Pas de 74AHCT125 sous la main ? Deux solutions de dépannage
Solution A : baisser la tension de la matrice (conseillée, aucun composant). Le seuil du « 1 » vaut 70 % de la tension d'alimentation des LED. Si on alimente la matrice en 4,4 V au lieu de 5 V, le seuil tombe à 0,7 × 4,4 ≈ 3,1 V, et les 3,3 V du Pi suffisent. Les WS2812B fonctionnent entre 3,5 et 5,3 V : 4,4 V ne les gêne pas, elles sont juste un peu moins lumineuses.
En résumé :
Pi patte 12 (GPIO 18) ──[ 330 Ω ]── fil VERT de la fiche DIN
Pi patte 6 (GND) ───────────── fil BLANC de la fiche DIN
fil ROUGE de la fiche DIN : NON branché, isolé (comme avec l'Arduino)
alimentation d'établi : 4,4 V (au lieu de 5,0 V) sur les fils du milieu
- Réglez l'alimentation d'établi sur 4,4 V (entre 4,2 et 4,5 V) ; ne descendez pas sous 4,0 V, les couleurs se dérègleraient (le bleu et le vert faiblissent en premier).
- ⚠️ Le fil rouge de la fiche reste isolé : il porte la tension de la matrice, et ne doit jamais toucher une patte du Pi.
- Gardez le fil de données court (moins de 30 cm).
Solution B : un transistor « inverseur » (si la solution A scintille).
Avec un transistor NPN du kit, de préférence un 2N3904 (le plus rapide du
kit ; un BC337 ou un S8050 peuvent convenir), on fabrique un adaptateur 5 V.
Le transistor inverse le signal (un 1 devient un 0) : il faut le dire au
programme avec INVERSER_SIGNAL = True dans matrice.py.
Le même montage, en schéma électrique :
fil ROUGE de la fiche (5 V)
│
[ 1 kΩ ] ← résistance de « tirage »
│
├────────── fil VERT de la fiche (DIN)
│
Pi patte 12 ──[ 1 kΩ ]──── B C transistor NPN 2N3904
\│/ (vérifier l'ordre E-B-C
E sur la datasheet !)
│
Pi patte 6 (GND) ───────────────┴───────── fil BLANC de la fiche (GND)
Ici l'alimentation d'établi reste à 5,0 V. Le 5 V n'atteint jamais le Pi : il s'arrête au collecteur du transistor. Ce montage est plus lent qu'un 74AHCT125 : il marche souvent bien, mais c'est un dépannage.
Dans les deux cas, le reste (logiciel, installation, Krita) ne change pas.
Pourquoi « AHCT » et pas « HC » ? Les lettres T (comme dans HCT, AHCT) veulent dire que la puce accepte des entrées « faibles » de 3,3 V même quand elle est alimentée en 5 V. Un 74HC125, lui, ne serait pas plus malin que les LED. Vérifiez bien les lettres écrites sur la puce.
5. Les 5 règles d'or
- 5 volts, pas plus. Au-delà de 5,5 V, les LED grillent. On règle l'alimentation d'établi avant de brancher.
- Jamais le 5 V du Pi vers la matrice. Les pattes 2 et 4 du Pi (5 V) ne sont reliées à rien. La matrice est alimentée uniquement par l'alimentation d'établi.
- Jamais de 5 V sur une broche du Pi. Seule la patte 12 (GPIO 18) et la patte 6 (GND) sont branchées. Le 5 V arrive à la puce, pas au Pi.
- Toutes les masses (GND) reliées ensemble : Pi, puce, matrice et alimentation d'établi.
- On câble hors tension, Pi éteint, et on fait vérifier avant d'allumer.
6. Brancher, étape par étape
Sans 74AHCT125 ? Cette partie décrit le montage avec la puce. Pour la solution A (matrice en 4,4 V), suivez l'étape A ci-dessous en réglant l'alimentation sur 4,4 V, puis le schéma de la solution A : 3 fils seulement entre la fiche et le Pi, pas de plaque d'essai.
Tout est débranché : alimentation d'établi éteinte, Pi sans son bloc secteur.
Étape A : l'énergie de la matrice
Exactement comme avec l'Arduino (README Arduino, parties 5 et 6 A) :
- Réglez l'alimentation d'établi sur 5,0 V, limite de courant 3 A, puis éteignez-la.
- Cordon rouge : borne + → fil rouge du milieu de la matrice.
- Cordon noir : borne − → fil noir du milieu.
- Condensateur 1000 µF entre ces deux fils (bande « − » côté noir).
Étape B : la puce sur la plaque d'essai
- Enfoncez le 74AHCT125 à cheval sur la rainure centrale de la plaque d'essai, encoche à gauche. (Chaque patte doit avoir sa propre rangée de trous ; sans la rainure, les pattes d'en face seraient reliées entre elles.)
- Branchez la fiche sur le connecteur
DINde la matrice. - Fil rouge de la fiche → rangée de la patte 14 (VCC). Avec l'Arduino, ce fil restait isolé. Ici, il apporte le 5 V de la matrice à la puce. Une puce consomme à peine quelques milliampères : aucun risque.
- Fil blanc de la fiche → une ligne de masse de la plaque d'essai (la bande bleue « − » sur le côté).
- Patte 7 (GND) → ligne de masse (fil mâle-mâle).
- Patte 1 (1OE) → ligne de masse (fil mâle-mâle).
- Résistance 330 Ω : une patte dans la rangée de la patte 3 (1Y), l'autre dans une rangée libre.
- Fil vert de la fiche → la rangée libre de la résistance.
Étape C : le Raspberry Pi
Le connecteur du Pi a 40 pattes sur deux rangées. La patte 1 est celle qui a une pastille carrée au dos du circuit, dans le coin. Les pattes impaires (1, 3, 5…) sont sur la rangée intérieure, les paires (2, 4, 6…) sur la rangée du bord.
bord de la carte
┌──────────────────────────────────────
│ 2 4 6 8 10 12 14 … 40 ← rangée du bord (paires)
│ 5V 5V GND GPIO18
│ 1 3 5 7 9 11 13 … 39 ← rangée intérieure (impaires)
│ 3V3
- Fil femelle-mâle : patte 6 (GND) du Pi → ligne de masse de la plaque.
- Fil femelle-mâle : patte 12 (GPIO 18) du Pi → rangée de la patte 2 (1A) de la puce.
Étape D : vérifier
- Alimentation d'établi réglée sur 5,0 V, limite de courant réglée
- + rouge → fil rouge du milieu ; − noir → fil noir du milieu ; condensateur dans le bon sens
- Fiche sur
DIN(pasDOUT) - Puce à cheval sur la rainure, encoche à gauche
- Rouge de la fiche → patte 14 ; blanc → masse
- Pattes 1 et 7 → masse
- Patte 3 → 330 Ω → vert de la fiche
- Pi : patte 12 → patte 2 de la puce ; patte 6 → masse
- Rien sur les pattes 1, 2, 4 (3,3 V et 5 V) du Pi
- Montage vérifié par l'encadrant
Ordre d'allumage et d'extinction
| Allumer | Éteindre |
|---|---|
| 1. l'alimentation d'établi | 1. arrêter le Pi proprement (sudo poweroff), attendre que la LED verte s'éteigne |
| 2. puis le bloc secteur du Pi | 2. débrancher le bloc secteur du Pi |
| 3. éteindre l'alimentation d'établi |
Bonus du montage : la puce est alimentée par la matrice (fil rouge de la fiche). Si l'alimentation d'établi est éteinte, la puce l'est aussi et ne fait plus passer le signal : la première LED est protégée.
7. Préparer le Raspberry Pi
C'est l'objet d'un guide à part : INSTALLATION_PI.md. En résumé :
- installer Raspberry Pi OS Lite sur la carte SD avec Raspberry Pi Imager ;
- se connecter au Pi depuis son ordinateur (SSH) ;
- copier ce dossier sur le Pi ;
- lancer
bash installation/installer.sh, qui installe tout le reste.
Comptez une heure la première fois.
8. Premier allumage : le test
Sur le Pi (connecté en SSH), dans le dossier du projet :
sudo ~/vitrine-env/bin/python test_matrice.py
Pourquoi
sudo? Pour envoyer un signal aussi rapide et précis (800 000 bits par seconde), la bibliothèque utilise directement des circuits internes du Pi. Linux réserve cet accès à l'administrateur :sudoveut dire « exécuter en tant qu'administrateur ».
Le test se déroule en trois temps (voir test_matrice.py) :
1. Les coins (5 secondes). Posez la matrice face LED vers vous :
ROUGE ●· · · · · · · · · · · · · · · · ● VERT
· · · · · · · · · · · · · · · · ·
· · · · · · · · · · · · · · · · ·
BLEU ●· · · · · · · · · · · · · · · · ● BLANC
| Ce que vous voyez | Ce qu'il faut faire, dans matrice.py |
|---|---|
| Rouge en haut à gauche, vert en haut à droite | rien, c'est parfait ✅ |
| Rouge et vert inversés (gauche ↔ droite) | INVERSER_X = True |
| Rouge et vert en bas | INVERSER_Y = True |
| Les deux à la fois | les deux à True |
Pour modifier le fichier sur le Pi : nano matrice.py, changez la ligne,
puis Ctrl + O, Entrée (enregistrer) et Ctrl + X (quitter).
2. Le serpentin : un point orange parcourt les 256 LED dans l'ordre de la chaîne.
3. Les couleurs pleines : rouge, vert, bleu, puis blanc. Si le rouge apparaît vert, l'ordre des couleurs est faux (voir partie 10).
9. Jouer les animations
sudo ~/vitrine-env/bin/python lecteur.py
Le lecteur joue en boucle, par ordre alphabétique, tout ce qu'il trouve dans le dossier des animations :
| Format | Exemple | Remarque |
|---|---|---|
| GIF animé | 01_coeur_qui_bat.gif |
le plus simple ; la vitesse est dans le fichier |
| PNG animé (APNG) ou WebP animé | 04_balle.png |
plus de couleurs que le GIF |
| Séquence de PNG | 03_vague/ contenant vague_0000.png, vague_0001.png… |
la vitesse est dans images_par_seconde.txt (sinon 12) |
| Image fixe | logo.png |
affichée 10 secondes |
Le dossier lu est /boot/firmware/animations s'il existe (créé par
l'installation, voir MODE_VITRINE.md), sinon le dossier
animations à côté du programme. Il est relu à chaque tour :
on peut ajouter un GIF pendant que ça tourne.
Pour arrêter : Ctrl + C.
Les réglages sont en haut de lecteur.py (durée minimum par
animation, pause entre deux, horaires) et de matrice.py :
| Réglage | Fichier | Valeur | À quoi ça sert |
|---|---|---|---|
LUMINOSITE |
matrice.py | 40 |
de 0 à 255 ; montez en plein jour, en vitrine |
COURANT_MAX_MA |
matrice.py | 2500 |
un peu sous la limite de l'alimentation |
INVERSER_X, INVERSER_Y |
matrice.py | False |
orientation (partie 8) |
GAMMA |
matrice.py | 2.2 |
correction des couleurs (1.0 = aucune) |
DUREE_MINIMUM |
lecteur.py | 10 |
une animation courte est rejouée pendant au moins 10 s |
HORAIRES |
lecteur.py | None |
ex. ("09:00", "22:30") |
Sans matériel : le simulateur
Sur n'importe quel ordinateur avec Python et Pillow (voir GUIDE_KRITA.md, partie 7) :
python3 lecteur.py --simulateur
Une fenêtre s'ouvre avec 256 ronds de couleur qui imitent la matrice.
10. Ça ne marche pas ?
| Symptôme | Causes probables | Solution |
|---|---|---|
| Rien ne s'allume | Fiche sur DOUT au lieu de DIN |
Changer de côté |
| Alimentation d'établi éteinte | L'allumer, activer OUTPUT (la puce aussi est alimentée par là) |
|
| Puce à l'envers | Encoche à gauche, patte 1 en bas à gauche | |
| Fil sur la mauvaise patte du Pi | Patte 12 = GPIO 18 ; recompter depuis la patte 1 | |
| Pas de GND commun | Patte 6 du Pi, patte 7 et patte 1 de la puce, fil blanc : tous sur la même ligne de masse | |
ws2811_init failed ou Permission denied |
Programme lancé sans sudo |
Ajouter sudo devant la commande |
ModuleNotFoundError: rpi_ws281x |
Mauvais Python | Utiliser ~/vitrine-env/bin/python, pas python3 |
| Installation incomplète | Relancer bash installation/installer.sh |
|
| Le simulateur s'ouvre au lieu de la matrice | Même cause : rpi_ws281x introuvable |
Idem |
| Ça marche, puis tout se fige ou scintille quand on branche un casque / lance un son | La sortie audio utilise le même circuit que GPIO 18 | Vérifier dtparam=audio=off dans /boot/firmware/config.txt, redémarrer |
| Couleurs aléatoires, scintillement | Puce absente ou de type HC (sans T) | Vérifier les lettres sur la puce |
| Montage sans puce (solution A) | Baisser encore un peu l'alimentation (4,2 V), raccourcir le fil vert, ou passer à la solution B | |
| Rien ne s'allume avec le transistor (solution B) | INVERSER_SIGNAL oublié, ou transistor à l'envers |
INVERSER_SIGNAL = True dans matrice.py ; vérifier E-B-C |
| Masse mal serrée | Revérifier toutes les masses | |
| Couleurs fausses (rouge ↔ vert) | Ordre des couleurs | Dans matrice.py, remplacer WS2811_STRIP_GRB par WS2811_STRIP_RGB |
| Les couleurs sombres de mon dessin n'apparaissent pas | Normal : correction gamma + luminosité faible | Voir GUIDE_KRITA.md, partie 5 |
Un fichier est sauté (✗ impossible de lire) |
Fichier abîmé ou format inconnu (MP4, KRA…) | Réexporter en GIF ou PNG |
| La matrice devient orangée quand tout s'allume | L'alimentation atteint sa limite (voyant CC) |
Baisser LUMINOSITE ou COURANT_MAX_MA |
| Le Pi redémarre tout seul, éclair jaune à l'écran | Bloc secteur du Pi trop faible | Utiliser le bloc officiel |
| Ça chauffe, ça sent le brûlé | Court-circuit, condensateur ou puce à l'envers | Tout couper immédiatement, appeler l'encadrant |
Pour voir ce que fait le lecteur quand il tourne tout seul (mode vitrine) :
journalctl -u vitrine-pixels -f (voir MODE_VITRINE.md).
11. Petit lexique
| Mot | Signification |
|---|---|
| Raspberry Pi | Petit ordinateur complet sur une seule carte |
| Raspberry Pi OS | Le système d'exploitation du Pi (une version de Linux) |
| Carte SD | Le « disque dur » du Pi : système, programmes et animations |
| GPIO | General Purpose Input/Output : les pattes du Pi qu'on peut commander par programme |
| 3,3 V / 5 V | Les deux niveaux électriques en jeu : celui du Pi et celui des LED |
| Adaptateur de niveau | Puce qui traduit un signal 3,3 V en 5 V (ici le 74AHCT125) |
| DIP 14 | Boîtier de puce à 14 pattes, en deux rangées, qui s'enfiche dans une plaque d'essai |
| SSH | Moyen de « taper des commandes » sur le Pi depuis un autre ordinateur, par le réseau |
| Terminal | Fenêtre où l'on tape des commandes au lieu de cliquer |
| sudo | « Exécuter en tant qu'administrateur » |
| Python | Le langage de programmation utilisé ici |
| Bibliothèque | Code écrit par d'autres qu'on réutilise (Pillow pour les images, rpi_ws281x pour les LED) |
| Environnement virtuel | Une boîte qui contient les bibliothèques Python du projet (~/vitrine-env) |
| Service | Programme que Linux lance tout seul au démarrage, et relance s'il s'arrête |
| Correction gamma | Calcul qui adapte les couleurs d'un écran à la façon dont les LED émettent la lumière |
| GIF, APNG, WebP | Formats d'images animées |
| Serpentin | Câblage en zigzag des LED : une colonne descend, la suivante remonte |
12. Les fichiers du dossier
| Fichier | Pour qui | Contenu |
|---|---|---|
| README.md | électronique | ce document |
| INSTALLATION_PI.md | électronique | préparer la carte SD et le Pi, pas à pas |
| GUIDE_KRITA.md | design | dessiner, exporter, vérifier pour la matrice |
| MODE_VITRINE.md | tous | démarrage automatique, changer les animations, entretien |
| CODER_EN_PYTHON.md | code | créer des animations en Python ; comparaison avec l'Arduino |
matrice.py |
le moteur : réglages, XY(), gamma, vraie matrice et simulateur |
|
lecteur.py |
joue les animations du dossier en boucle | |
test_matrice.py |
test de branchement et d'orientation | |
mes_animations.py |
les animations de l'Arduino, traduites en Python | |
animations/ |
exemples : GIF, séquence de PNG, APNG | |
apercus/ |
design | créé par verifier_animation.py : aperçus « façon LED » à partager |
krita/palette_vitrine_pixels.gpl |
design | palette de couleurs adaptée aux LED, à importer dans Krita |
outils/verifier_animation.py |
design | vérifie un export et crée un aperçu « façon LED » |
outils/generer_exemples.py |
recrée les exemples et la palette | |
outils/schemas.py |
redessine les schémas du dossier schemas/ |
|
installation/ |
électronique | script d'installation et service de démarrage automatique |
Pour aller plus loin
- La matrice finale 7 × 39 : changez
LARGEUR,HAUTEURet la fonctionXY()dansmatrice.py; il faudra une alimentation 5 V de 10 A environ. Les dessins Krita se feront alors en 39 × 7. - Plusieurs matrices : la bibliothèque sait piloter deux chaînes à la fois (GPIO 18 et GPIO 13).
- Interactivité : le Pi peut lire un bouton, un capteur de présence, une page web… et changer d'animation en conséquence.